Pour célébrer les bientôt 1 an du MDS, et avant d’avoir tout oublié, il est temps pour un (petit) topo sur l’aventure, en deux articles. On commence sur ce premier article par tout ce qui s’est passé avant le départ de la première étape.
Le MDS c’est quoi ?
Ce n’est pas juste un marathon dans le désert (pour rappel un marathon standard c’est une distance réglementaire de 42.2km). Le MDS c’est :
- une course d’étape sur 7 jours (6 étapes dont une de 80km à 90km suivie d’un jour de repos)
- 250km en tout, sur un parcours qui change tous les ans
- dans le désert marocain (proche de Merzouga, pas si loin de l’Algérie)
- en autonomie alimentaire complète, il faut donc porter sa nourriture pour les 7 jours (l’eau est fournie)
- en tente berbère de 8 personnes sur les bivouacs, il faut donc aussi porter son sac de couchage et matelas
- 1000 participants environ
- une course qui existe depuis 1986, nous participons à la 39ieme édition

La préparation physique
Avec des étapes de 30 à 40km qui s’enchaînent tous les jours, et surtout celle de 80km, nous sommes en terrain inconnu.
Jusqu’en décembre nous posons les bases d’une activité régulière : Céline augmente doucement son volume et kilométrage, et je compte sur la préparation du marathon de La Rochelle (fin novembre : 2h29 dans le vent).





A partir de janvier, maintien et même augmentation du volume, mais avec plus de spécifique :
- une partie des runs avec le sac (en augmentant le poids progressivement)
- 3 week-ends chocs autour de 80km, donc un en Camargue dans le Sable


















Février c’est notre voyage à Socotra avec mon père (à voir ailleurs sur le blog) qui arrive juste derrière un bon épisode de grippe. Magnifique et une bonne acclimatation à la chaleur, mais trois semaines avec un déficit de bornes sur le plan athlétique, même si nous avons un peu couru là bas.







En Mars c’est de nouveau quelques grosses semaines, le maintien de l’acclimatation à la chaleur (runs couverts, home-trainer vélo devant la cheminée, jacuzzi), puis une période plus calme avant la course pour arriver frais.





Globalement une bonne prépa, améliorable mais nous assurons l’essentiel : Pas de blessure. Céline n’a jamais autant borné, et pour moi ce n’est pas très loin d’une prépa marathon (lestée).
La préparation logistique
Elle est presque aussi importante, car emmener tout ce qu’il faut, et uniquement ce qu’il faut, en évitant de courir avec 8kg sur le dos, ça peut tout changer.
Cela nous a occupé pendant des mois et j’ai largement couvert le sujet dans un article dédié : Notre sac léger pour le Marathon des Sables.
Les deux derniers WE avant le départ nous passons plusieurs heures à finaliser les sacs, surtout pour préparer et mettre sous vide toute la nourriture.





Les jours avant la course
Mercredi et jeudi : Ourzazate
La course démarre le dimanche matin.
Nous arrivons le mercredi à Marrakech, et prenons directement la navette de l’organisation pour Ouarzazate ou nous avons un hébergement dans la palmeraie, à l’écart du centre : “Bivouac Lots of Stars”







Nous sympathisons pendant 2 jours avec un futur compagnon de course : Jim, un kanako-breton très sympa exilé au Canada.


Le jeudi après-midi, c’est piscine puis un dernier petit run dans la palmeraie.



En fin d’après-midi, c’est Annelies qui débarque : une belge marrante et affûtée qui part directement pour 12km de footing. Elle finira 4ieme femme malgré un sac trop lourd et 2h de pénalité pour avoir fait les mauvais choix d’allégement (Il ne faut en aucun cas se débarrasser du matériel obligatoire).
Vendredi : Arrivée au Bivouac
Nous retrouvons Axel aux aurores au pied du bus qui doit nous emmener dans le désert. Il est venu de Toulouse, nous avions fait beaucoup de diabolo ensemble à l’ENSEEIHT (notre école d’ingénieurs), cf le retour du tandem – J13).
Depuis quelques années nous avons repris contact, il court des ultras en montagne assez longs, donc les distances ne l’inquiètent pas plus que ça. Il a fait sa prépa classique tout en finesse à base de 25km tous les matins à 5h du mat’…
Après 6h de bus le samedi matin, nous arrivons vendredi après-midi au bivouac en plein désert. Dans le bus nous avons reçu le road-book et connaissons enfin le parcours et la distance de chaque étape (et surtout la longue : 80km cette année).









Nous y faisons connaissance de nos compagnons de la tente 44. L’ambiance est juste cordiale au début. La complicité viendra au fur à mesure. C’était de mieux en mieux chaque jour.
La tente se compose de :
- notre groupe de 3 avec Axel
- Claire et Jean-Philippe viennent de Tours, elle est sa coach sportive et l’accompagne pour ce défi. Ils feront toute la course ensemble.
- Marion, Marie et Jean-Luc viennent de Savoie. Marion vient pour faire un classement (elle finira 8ème femme), et a motivé son couple d’amis pour ce challenge.



Pas évident de choisir les places dans ces tentes de 8 où nous sommes quand même assez serrés. Surtout que jusqu’au samedi midi, nous avons encore tous notre grosse valise chacun, autant dire que c’est le bazar. Céline et moi sommes peut-être les pires. Nous en avons mis partout. Le vent souffle bien par moments et en rajoute une couche en déposant du sable dans les moindres recoins.


Le soir c’est le premier briefing de l’organisation pour rappeler les basiques et motiver les troupes.


Puis c’est le premier diner et la nuit. Avec un confort encore correct puisque nous avons toujours les valises. Dernière nuit avec matelas pour ceux qui ne veulent pas le porter pendant la course (quoiqu’il reste l’option de le donner aux berbères le matin du premier départ), dernier repas chaud pour moi (la suite sera à l’eau tiède laissée au soleil, ce qu’une partie de la tente finira par faire). La nuit est plutôt bonne pour nous, pas de gros ronfleurs.




Samedi : Récuperation des dossards
Samedi matin c’est le moment de faire les derniers choix de ce que nous emmènerons dans notre sac. Mieux vaut avoir bien préparé ça avant et s’y tenir. Il me semble que Céline et moi ne changeons rien, tandis qu’Axel fait quelques derniers sacrifices. Le risque c’est de céder à certaines craintes et de se rajouter du poids.


C’est aussi la découverte du système mis en place pour les toilettes, même si ce n’était pas une surprise tellement nous avions regardé de vidéos sur la course. Le système est original mais efficace (nous sommes quand même presque 1000 plus les équipe de l’organisation) : des petites tentes pour l’intimité, un siège sur-lequel installer un sac plastique à usage unique, et des poubelles en sortant (plus du gel hydro-alcoolique).



Pour récupérer le dossard, il faut faire valider le certificat médical et l’ECG, ainsi que satisfaire au contrôle du sac. Dans la pratique, aucune vérification ne semble faite à ce moment sur le matériel obligatoire (sauf peut-être pour les élites ?) , mais le sac est pesé.
Et c’est un peu un sketch, car ni Céline ni moi n’arrivons au 6.5kg requis, malgré ce que nous avons déjà rajouté (ex: 500ml de Coca à boire avant le départ, et des fruits au sirop). Nous sommes renvoyés à la tente pour rajouter du poids. Il me manque encore 10gr, Céline me rajoute une pomme !! C’est bon. Ils ne sont pas très regardant sur cet aspect et tant mieux. Nous avons bien sûr les calories et le matériel obligatoire qui sont eux garants d’une certaine sécurité.
Bref, nous avons les dossards.





Il nous reste une après-midi, un dernier briefing et une nuit pour stresser un peu avant le départ. Ce sera ma première nuit sur mon micro matelas de 3mm d’épaisseur (plus le tapis berbère).



L’article sur la course elle même, c’est demain !
Lorenzo
22 March 2026No comment, c’est vraiment un truc d’extra terrestre. Encore bravo tous les deux !
Je me demandais justement ce qu’allait devenir ce blog. Il est de faire un nouveau projet non ?