Un seul article pour fêter les 1 ans de notre MDS et résumer les 7 jours de course, je vais essayer de ne pas rentrer dans trop de détails.
Pour l’avant-course, ça se passe ici.
Etape 1 – 32km – Mise en bouche
Une mise en bouche pas trop compliquée. C’est roulant avec 3 dunes pas trop hautes à passer au milieu. Ça se fait quand même avec les sacs au plus lourd, après ils s’allégeront d’environ 500gr de nourriture chaque jour.


Quelques photos sur la ligne de départ:




Les meilleurs marocains partent comme pour un départ de cross, c’est impressionnant.
Je fais un départ relativement rapide et une bonne étape en 7ieme position. Mais je finis avec les cuisses défoncées au bord des crampes, incapable de maintenir à 5’30”/km. J’ai eu peur de mettre la suite en péril mais ça ira mieux de jour en jour. Il manquait peut-être quelque chose sur la prépa.
Céline fait une belle étape proche du top 10 féminin, et sympathise avec Sonia (Cf. son compte-rendu de l’étape 1) sur une bonne partie. Le point négatif c’est à l’arrivée où l’équipe médicale lui annonce des ampoules “complexes”. Ça ne paye pas trop de mine sur le dessus des orteils, mais ça nécessite des soins douloureux, et ce sera le cas après chaque étape.


Il reste l’après-midi à passer dans la tente, et on peut dire qu’il fait bien chaud. Nous plaignons ceux qui finissent plus tard. Entre récupération, sieste, discussions, le repas du soir arrive vite, puis la nuit avant une autre étape.






Etape 2 – 40km – Carnage
Sur le papier, c’est 40km mais un profil “facile” à part une bosse au début.


Le départ se fait au petit jour à 7h.


Dans la réalité, c’est long, il fait chaud, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de sable. Beaucoup plus que ce que nous avions anticipé en lisant le road-book.
Après un début de course toujours proche du top 10, Céline fait un coup de chaud, vomi, n’arrive plus à s’alimenter et finit dans le dur.
De mon coté je n’ai peut-être pas mangé assez tôt pendant la course et je fais une fringale avec un gros coup de mou. Le temps de me refaire à coup de MMs et cacahouètes en marchant dans le sable je suis 20ieme au trois quart de l’étape. Je limite la casse en finissant plus fort et me classe 17ieme.



Pour Céline, c’est la double punition avec les soins d’ampoules à l’arrivée. Cela commence par le nettoyage des pieds, puis l’attente et le prise en charge par un doc. Pour les ampoules simples on se soigne tout seul (il y a des docs à coté pour conseiller). Il me faudra je crois un jour de plus pour percuter que le meilleur plan c’est d’aller se laver les pieds juste en arrivant. Ça permet de faire un état des lieux, mais surtout il y a des tabourets pour récupérer un peu, et c’est donc le seul endroit où l’on peut s’assoir; ne serait-ce que 10mn.




Sur cette étape nous changeons de lieu de bivouac. Nous profitons, après avoir récupéré nos 5 litres d’eau, d’être les premiers de la tente avec Axel pour nettoyer et égaliser au mieux le sol sous le tapis berbère. Ça compte avec nos matelas minimalistes.



L’après-midi et le soir, c’est comme la veille, la fatigue d’une journée difficile en plus.



Etape 3 – 32km – Rencontre et Rédemption
Une étape qui s’annonce encore plus compliquée qu’hier, mais qui s’avère être bien plus facile. C’est roulant sur du sol dur ou du sable portant sur la grande majorité. C’est le jour où nous arrêtons de projeter trop d’attentes à partir des infos du road-book car il n’y a rien qui colle avec le ressenti sur le terrain. Et c’est le même constat pour tout le monde.


Avant le départ derrière les marocains



Après quelques kilomètres de sable, je pars seul en poursuite derrière les marocains. Les sensations sont bonnes et le terrain m’avantage. Je réduis progressivement l’écart sur le 5ième mais je le perds de vue en sortie du CP3 où il y avait un contrôle du matériel pour les 5 premiers. Il me rattrape dans la descente très technique avant la fin. 6ieme donc et très content de cette étape.



Entre ses péripéties d’hier et ses problèmes d’ampoules, le moral de Céline en a pris un coup et elle décide de lever le pied. Cela lui permet de rencontrer Camille, une belge qui est suivie jour après jour par TV5-monde. Elles font l’étape ensemble en mode bla-bla run et ça passe mieux.


A l’arrivée, ça va un peu mieux qu’hier pour tout le monde. Il fait encore bien chaud l’après-midi. Et demain c’est l’étape longue. Nous ne sommes plus que 6 dans la tente, les pieds de Jean-Luc sont en sang depuis la veille et il ne peut malheureusement plus continuer (Marie l’accompagne).




Etape 4 – 80km – La longue qui fait peur
Beaucoup de sable au début sur 15km, puis un terrain plutôt porteur et roulant. Nous n’avons jamais couru autant (à part Axel). Comment allons-nous gérer ?


Pour Céline et la majorité du peloton c’est un départ de nuit à 6h du matin (et un lever vers 4h30). Elle part avec Camille et pourront compter l’une sur l’autre pour aller au bout.



Pour Axel et moi, ainsi que les 50 premiers du général, départ 1h30 plus tard. Axel remonte des places tous les jours et se rapproche du top 10. Nous profitons d’une ligne de départ presque vide et faisons quelques photos avec les marocains.





Je rattrape Céline pour un bisou rapide sur la fin des dunes. Ensuite le sol devient plus dur.
J’ai l’impression d’être entouré de belges sur l’étape, et ils sont aussi tout près au classement général. Le plus proche à quelques minutes c’est Ignace Debreyne, avec son short rouge. Je suis avec lui mais je dois le laisser filer lorsque j’oublie une bouteille au CP3. Ensuite c’est très très long, mais je maintiens un bon rythme jusqu’au bout. Je rattrape Mbark au CP7, puis sur le finish le 3ieme marocain blessé qui abandonne. Je finis à fond pour limiter l’écart sur Ignace que je vois au loin devant. 6ieme de l’étape et 6ieme au général, content !




Pour Céline et Camille, c’est une très longue journée avec un peu de marche, beaucoup de course, et quelques longues pause, le tout suivi par TV5 Monde. Le finish se fait vers 1 heure du matin après quelques heures de nuit dans la tempête, gros vent et pluie, le désert réserve des surprises. L’autre surprise c’était le ravito solide au CP7 (le seul de toute la course).







Pour donner une idée de la tempête, le staff a du couvrir les tentes avec des bâches, et nous avons du relever la notre avec Axel après un coup de vent.


Et bien sur pour Céline a l’arrivée les pieds c’est pire que tout. Elle a carrément droit à une pipette de gaz hilarant pour que ca se passe mieux. Dur.



Jour de Recup
Le lendemain de la longue, c’est jour de récup. Je mets quelques photos en vrac, mais on en profite pour se reposer, faire une petite lessive, secouer le tapis plein de sable. Le soleil revient par moment mais les tentes restent bâchées.













Jusqu’à midi, certains sont encore en train de finir leur étape longue après une nuit complète dehors. Il y a une certaine ambiance pour les accueillir sur la ligne d’arrivée.



C’est aussi là que “On met la patate” devient le tube du MDS. Les deux youtubers belges qui participent y sont pour quelque chose (Average Rob avait composé ca pour remplacer l’hymne belge sur les manifestations sportives).
Bref, demain on retourne courir.
Etape 5 – 42km – le 2ieme marathon


Une étape avec un Djebel spectaculaire au milieu. Encore une fois les 50 premiers partent 1 heure derrière. Le sac devient léger et le sac de couchage sert à boucher les trous pour que ça ne ballotte pas trop. Axel est apparemment en forme.



Je rattrape Céline et Camille avant le Djebel, où la vue est spectaculaire.






Je décroche Ignace après le Djebel et conforte ma 6ieme place. Céline et Camille font une belle étape. C’est presque fini !
6ieme Etape – 21km – Finish !
Seulement un semi, avec quelques dunes au début et à la fin. C’est une formalité.


Le départ se fait au petit jour. Les classements sont faits mais je suis joueur. J’accroche Rachid El Morabity, premier au classement dès la sortie des dunes. Mais je laisse tomber mon chapeau et je me retrouve 20m derrière avec son frère Mohamed qui me fait comprendre qu’on ne va pas essayer de recoller. Je suis Mohamed jusque dans les dunes de l’arrivée ou je me fais légèrement décrocher. Persuadé de finir 3ieme de l’étape, je vois deux gars qui ont passé la ligne juste devant moi, probablement en ayant coupé les dunes mais ça restera un mystère.
Bref, 6ième au général, très très content.



Céline fait l’étape avec Claire et JP. Elle finit avec des regrets de n’avoir pas pu exprimer tout le potentiel qu’elle avait développé pendant la prépa. Mais déjà finir est un accomplissement et une aventure, et je suis très fier d’elle, comme toujours.






Epilogue
La suite, ce sont le retour en bus (avec détour suite aux inondations), suivi de deux nuits à l’hôtel et à Ouarzazate avec les nouveaux copains pour récupérer et surtout se laver !! Ça se termine par la soirée de clôture avec projection de la vidéo (cf. ci dessous), les podiums, et une grosse fiesta où nous avons quand même l’énergie pour “on met la patate” sur le dance-floor avec les belges.













Pour moi le marathon de l’écriture s’arrête la. Si vous voulez du rab, et un autre point de vue, je vous conseille les très belles images de la vidéo officielle.
Sonia Poutrel
23 March 2026En vrai, c’est top d’avoir écrit ça un an plus tard. Ça donne presque envie d’y retourner ! C’est toujours aussi fou de voir / lire que chacun(e) a vécu cette aventure de manières complètement différentes. C’est ça qui fait la richesse de cette course.
J’espère que tout se passe bien pour vous; et à très vite !!
Axel
23 March 2026Très sympa à lire et très sympa de se replonger dans l’ambiance de cette aventure un an après 🥰